Autant le dire tout de suite, il est inutile d'espérer profiter de toute la puissance de ce logiciel avec un PC équipé d'un unique disque dur et de peu de mémoire vive. Et même si les nombreux réglages de sollicitation des ressources offrent une grande marge de manoeuvre, l'usage en mode "offline" s'avère indispensable quand Windows XP limite la mémoire vive à 3,25 Go maximum.

Usine à gaz ou vraie réussite ?

Très franchement : un peu des deux ! BFD puis BFD2 sont les seuls logiciels qui m'aient obligé à évoluer vers un PC de plus en plus costaud pour pouvoir être réellement utilisables. Ajout de mémoire, passage de certains disques en raid 0, changement de carte graphique (eh oui !), remplacement du dual core par un quad core : le coût total représente un bel investissement en matériel comme en temps, car la courbe d'apprentissage ou de "découverte" du logiciel est tout de même, elle aussi, conséquente. Néanmoins le résultat est là, on obtient un rendu acoustique assez bluffant, même en diminuant la plupart des paramètres qualitatifs pour, notamment, un jeu live.

Combien de coeurs pour battre correctement ?

Tout dépend de l'utilisation à laquelle vous destinez BFD2. Pour un usage live, un monoprocesseur avec un bon cadencement devrait suffire car BFD2 peut tourner en "standalone" dans une seule tâche système avec un partage des cycles d'horloge mais un double coeur (ou "dual core" en anglais) avec un cadencement élevé sera certainement plus stable. En effet, il est possible d'indiquer dans BFD2 si l'on souhaite faire tourner l'échantillonneur et la table de mixage dans des tâches systèmes différentes (ou "threads") et indépendantes. Dans ce dernier cas, le temps de latence de traitement du son sera plus élevé car les deux processus vont devoir se synchroniser ce qui oblige à choisir un double coeur avec un cadencement assez élevé. Si l'objectif principal est l'utilisation en tant qu'instrument virtuel au sein d'un logiciel hôte (Cubase/Nuendo, Logic, Reaper, etc...) un quadruple coeur va s'avérer indispensable pour travailler confortablement. En effet, BFD2 pouvant déjà monopoliser à lui seul deux coeurs, il va y avoir un partage des cycles d'horloge entre celui-ci et les tâches système du logiciel hôte limitant fortement la capacité de traitement en temps réel du tandem et une forte limitation du nombre de plugins utilisables.

... à suivre (article en cours de rédaction !)